L’eau en ligne de mire : le dessalement du Golfe, front d’une guerre qui s’étend
The Cradle, 1er avril 2026. – La sécurité hydrique du Golfe persique est aujourd’hui mise à rude épreuve. Les usines de dessalement, piliers du développement, se transforment en cibles militaires stratégiques, menaçant la continuité de la vie urbaine et les flux d’investissement dans toute la région.
Flottille pour Gaza : marin ou électricienne, ils retapent des bateaux pour briser le blocus
À Marseille, dans un hangar, des militants retapent des bateaux d’occasion, avec le soutien des habitants. Objectif : appareiller vers Gaza pour tenter de briser le blocus imposé par Israël. Marins, électriciennes, mécaniciens... Dans un hangar du port de L’Estaque, à Marseille, des bénévoles s’affairent à retaper une vingtaine de bateaux depuis début mars. Le but de la flottille citoyenne Thousand Madleens for Gaza qui part le 4 avril : briser le blocus et apporter des biens de première nécessité aux Palestiniens. Notre reportage sur place, en photos.
Guerre en Iran : la crise sanitaire et environnementale que personne ne veut voir
Pluie noire, air irrespirable, eau contaminée : l’Organisation mondiale de la santé révèle une catastrophe sanitaire silencieuse, bien plus dévastatrice que les bombardements eux-mêmes en Iran. Des nuages de fumée noire envahissent Téhéran. Le ciel s’obscurcit, masquant le soleil du matin. Une pluie noire toxique laisse des résidus opaques sur tout ce qu’elle touche. Voilà les conditions auxquelles les habitants de Téhéran se réveillent depuis le début de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran ce mois-ci, alors que les dépôts pétroliers de la ville ont été bombardés — produisant d’énormes panaches de fumée noire s’élevant au-dessus d’eux. La guerre Iran santé publique est désormais une urgence que le monde ne peut plus ignorer.
Deux semaines de guerre israélo-US contre l’Iran, c’est 5 millions de tonnes de CO₂
Par Al-Mayadeen La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a généré, en seulement deux semaines, des émissions équivalentes à celles de 84 pays, ce qui met en évidence le lourd impact climatique de la guerre moderne. L’impact climatique de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran s’aggrave rapidement : une nouvelle analyse estime que cette guerre a généré, au cours de ses 14 premiers jours, plus d’émissions de gaz à effet de serre que celles produites par 84 pays réunis.
« Vraiment la situation la plus grave » : la guerre au Moyen-Orient pollue les sols et les hommes sur plusieurs générations
Par Julia Méreau Pire que les prix qui flambent, il y a les conséquences des frappes actuellement menées au Moyen-Orient sur les sols et les habitants. Le cocktail chimique lâché par les armes de guerre, les frappes sur les complexes pétroliers, menace directement les conditions de vie de millions d’habitants.
« Ma ferme est sur le chemin des tanks israéliens » : au Liban, les agriculteurs pris au piège
Beyrouth (Liban), correspondance Face à la nouvelle invasion israélienne au Liban, un grand nombre d’agriculteurs et de bergers se retrouve, une fois de plus, pris au piège. Ils doivent affronter le danger, ou fuir leurs terres ancestrales face au danger, quitte à ne plus jamais les revoir.
La guerre en Iran risque d’engendrer une pollution « catastrophique »
Beyrouth (Liban), « correspondance Des bombardements étasuniens et israéliens ont visé des raffineries en Iran, qui a répliqué en attaquant des sites et navires pétroliers dans le Golfe. Des experts dénoncent un grave danger pour la santé et l’environnement. Plongée dans la nuit en plein jour, Téhéran s’est retrouvée sous une pluie noire et acide, dimanche 8 mars, après des bombardements israéliens sur trente sites pétroliers de la capitale iranienne, dont quatre dépôts majeurs et une raffinerie. Habitants, photographes et correspondants de presse y décrivaient des scènes « apocalyptiques », alors que d’épais nuages de fumée couvraient l’horizon, et que 400 frappes aériennes s’abattaient sur leurs têtes en une journée.
Guerre en Iran, budgets militaires en hausse : « L’antimilitarisme devient vital »
Par Nicolas Celnik Face aux investissements massifs des États dans l’industrie de la guerre, le sociologue Pierre Douillard-Lefèvre appelle l’écologie à renouer avec son antimilitarisme. Un engagement « vital », qui permet d’agir depuis la France.
Une saison sanglante : la récolte des olives en Cisjordanie
Par Rafaela Cortez, Ricardo Esteves Ribeiro Les journalistes Rafaela Cortez et Ricardo Esteves Ribeiro ont accompagné les Palestiniens pendant la récolte des olives de 2025 en Cisjordanie. Ils ont été témoins de violences et d’oppression terribles, notamment le meurtre d’un garçon de 13 ans, mais aussi d’une résistance inspirante.
« Les herbicides sont une arme » : Israël bombarde le Liban et la Syrie avec du glyphosate
Par Philippe Pernot L’armée israélienne a procédé à des épandages d’herbicide début février sur ses frontières avec le Liban et la Syrie. Ces tactiques suscitent l’indignation et interrogent : jusqu’où ira Tsahal dans son « écocide » ? 50 ans après la guerre du Vietnam, l’agent orange a trouvé un successeur : le glyphosate. L’armée israélienne a répandu ce puissant herbicide, interdit dans plusieurs pays pour ses effets cancérigènes, le long de ses frontières avec le Liban et la Syrie dimanche 1er février.
Le commerce toxique de l’agro-industrie israélienne
« Ils font ce qu’ils veulent. Ils n’ont pas de limites. Ils ont accès à l’eau et à la terre » explique Khalil Alamour, paysan de la région de Naqab, en entretien avec Luke Carneal. Il se réfère à la dépossession systématique pratiquée par Israël à l’encontre des communautés de bédouins, chaque jour un peu plus acculées dans cette zone désertique limitrophe de Gaza.
La Cisjordanie à bout
Colonies illégales à un rythme record, violence systématique et opérations militaires vident les communautés palestiniennes sous le regard passif de la communauté internationale. L’augmentation des colonies israéliennes en Cisjordanie a atteint un niveau record en 2025, selon le dernier rapport des Nations Unies. Ce chiffre confirme l’accélération d’une annexion territoriale qui a porté le nombre de ces implantations de 141 en 2022 à 210 aujourd’hui, soit une hausse de 49 % en trois ans, d’après le groupe de surveillance Peace Now. Au total, on estime qu’environ 500 000 colons vivent déjà en Cisjordanie et 200 000 autres à Jérusalem-Est.
Cisjordanie : 72 000 familles ont besoin d’une aide agricole d’urgence
Les deux tiers des agriculteurs et éleveurs de Cisjordanie sont aujourd’hui en grave difficulté, pris dans une série de chocs économiques et sécuritaires qui fragilisent l’ensemble du tissu rural. Près de 90 % d’entre eux ont perdu leurs revenus, conséquence directe de la chute de la production et des ventes, mettant en péril l’approvisionnement alimentaire dans le territoire palestinien.
Gaza est empoisonnée par les déchets
Israël contrôlant toutes les principales décharges de Gaza, 900.000 tonnes de déchets solides ont été déversées dans l’enclave, aggravant la situation sanitaire déjà dramatique. Abdel Qader Sabbah et Sharif Abdel Kouddous, 16 décembre 2025. La tente délabrée d’Amin Sabri se trouve parmi plusieurs autres, au pied d’une colline d’ordures en décomposition d’environ 7,5 mètres de haut, en plein cœur de Gaza-ville. Des enfants pieds nus, les vêtements couverts de crasse, courent à proximité. Les mouches pullulent et la puanteur des ordures imprégne l’air.
Sud-Liban. La guerre israélienne contre l’environnement
Outre les pertes humaines et matérielles, les bombardements israéliens incessants sur le sud du Liban provoquent un désastre écologique qui aggrave la pénurie d’eau et l’insécurité alimentaire des populations locales.
La Palestine, l’impérialisme et la catastrophe climatique
Hamza Hamouchene Penser ensemble Gaza et le climat ? Oui, car tout se tient comme le défend ici Hamza Hamouchene, qui retrace l’écocide au long cours derrière le génocide en cours. Après la destruction de l’agriculture et l’accaparement de l’eau, les projets énergétiques d’Israël jettent une lumière crue sur l’impérialisme extractiviste à l’œuvre dans la logique coloniale.
La pire récolte d’olives palestinienne de mémoire collective
Par la rédaction d’Al Jazeera, le 3 décembre 2025.
Deir Ammar, Cisjordanie occupée – La famille Othman était assise devant sa maison, contemplant la vallée où elle cueille des olives depuis des générations. Ali Badaha, 60 ans, et ses cousins Ismail, 59 ans, et Izzat Othman, 72 ans, se souvenaient s’être poursuivis dans ces oliveraies il y a plusieurs décennies, chantant et pique-niquant pendant que leurs familles récoltaient les olives des arbres ancestraux.
"Enraciné dans la terre": un olivier millénaire défie la violence en Cisjordanie
Sous le soleil encore vigoureux de novembre, Salah Abou Ali récolte avec soin les fruits du plus vieil olivier de Cisjordanie occupée, pendant que dans le reste du territoire, la récolte des olives est balayée par les violences entre colons et Palestiniens. "Ce n'est pas un arbre ordinaire. Il s'agit d'histoire, de civilisation, de symbole", déclare fièrement l'homme de 52 ans, souriant derrière sa barbe épaisse dans son village d'al-Walajah, au sud de Jérusalem.
Retour de Palestine
Photo : Récolte des olives en Cisjordanie occupée © Boutros, membre des groupes AFPS d’Alès et d’Aubenas Tout d’abord, il y a ce premier vendredi soir à Al Quds – Jérusalem. Nous pénétrons dans la vieille ville par la porte de Damas, accompagnés d’un flot continu de juifs orthodoxes, les hommes habillés de noir et blanc ou de costumes satinés improbables, les femmes en jupes longues, cheveux cachés par un fichu ou une perruque, les enfants impeccables et endimanchés sont très nombreux.
«Elle garantit notre subsistance» : en Palestine, des paysans français en renfort pour une récolte des olives sous haute tension
Face aux attaques de colons en Cisjordanie, les paysan·nes palestinien·nes risquent leur vie pour récolter des olives. En octobre, des volontaires de différents pays leur ont prêté main-forte, dont sept agriculteur·ices de la Confédération paysanne. Parmi elles et eux, 32 ont été arrêté·es par l’armée israélienne, puis expulsé·es. Dont l’auteur de ces lignes.