Sud-Liban. Un retour sous les bombes pour les déplacés de Nabatiyeh
Giulia Della Michelina « Celui qui aime sa terre ne peut pas l’abandonner », affirme Ali Bilal, propriétaire d’une pâtisserie à Nabatiyeh, dans le sud du Liban. Déplacé pendant la guerre, il est rentré chez lui le 17 avril, au lendemain de l’annonce du « cessez-le-feu » négocié par les États-Unis. Les vitres de son magasin étaient brisées à cause des bombardements israéliens qui ont visé la ville, mais, en quelques jours, il a pu les réparer et rouvrir son activité, même si les clients sont moins nombreux qu’avant la guerre. « Nous reconstruirons Nabatiyeh encore mieux qu’avant, mais cela prendra du temps », affirme-t-il.
« La résistance se nourrit de notre labeur » : les Libanaises sur tous les fronts face à Israël
Grands-mères, paysannes, résistantes : les femmes du Sud-Liban sont essentielles dans la résistance face à Israël. Confrontées à une nouvelle guerre, avec son lot d’exil et de destructions, elles tentent de préserver leur lien à la terre.
« C’est comme à Gaza » : Israël veut rendre le Sud-Liban invivable
Malgré le cessez-le-feu, Israël continue d’occuper de larges pans du Sud-Liban et veut achever une zone tampon dévastée. Les habitants tentent de revenir, mais craignent de subir le même sort que Gaza.
Journaliste tuée par Israël au Liban-Sud : concert de condamnations, Salam promet de saisir la justice internationale
Le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont dénoncé jeudi le ciblage, par Israël, des journalistes au Liban-Sud, après la mort de la journaliste d'al-Akhbar, Amal Khalil, tuée le 22 avril dans une frappe israélienne sur Tiri, dans le caza de Bint Jbeil. La journaliste se trouvait dans cette localité en compagnie d'une photographe, Zeinab Faraj, lorsqu’une frappe israélienne a eu lieu dans l’après-midi, suivie d’une seconde, qui l’a ensevelie sous les décombres d’une maison où elle s'était réfugiée.
Derrière le massacre du 8 avril au Liban : les noms et les visages de celles et ceux tués par Israël
Un massacre. Voilà comment résumer ce qu'il s'est passé mercredi 8 avril 2026 au Liban. Au premier jour du cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-unis, l’armée israélienne a mené 100 frappes en 10 minutes. Des frappes à Beyrouth, dans la banlieue de la capitale, au Liban-Sud et dans le Békaa. Des frappes qui, à Beyrouth notamment, ont visé des quartiers densément peuplés, sans avertissement aucun.
Au Liban, une souveraineté sans défense : l’armée, l’État, et les armes du Hezbollah
par Ziad Abu-Rish Dans cet article, Ziad Abu-Rish offre un rare éclairage de l’histoire sur l’armée libanaise, depuis ses origines jusqu'à ses développements les plus récents. Il montre que l’armée libanaise est structurellement incapable de défendre le Liban contre l’expansionnisme israélien et que la raison d’être du Hezbollah est précisément d’assumer le rôle de dissuasion et de refoulement de l’armée coloniale israélienne.
En guerre contre l’humanité
Par Yara Hawari La machine de guerre génocidaire américano-israélienne sème la mort et le chaos dans de plus en plus de régions du monde. Nous assistons à une guerre contre l’humanité. Et je n’exagère pas. Ce qui se déroule à travers le monde n’est pas une série d’événements ou de crises isolés. Il s’agit d’une attaque coordonnée menée par des forces brutales contre les systèmes internationaux qui soutiennent l’humanité.
Israël applique les mêmes méthodes qu’à Gaza pour détruire les infrastructures d’eau du Liban
L’occupation israélienne, qui a déjà utilisé ses méthodes d’attaques contre les infrastructures d’eau lors du génocide perpétré dans la bande de Gaza, étend désormais ses attaques à certaines régions du Liban, a déclaré Oxfam mardi. L’organisation caritative a constaté dans son analyse que les forces israéliennes détruisent systématiquement les infrastructures d’eau et d’assainissement, notamment en menant des frappes à proximité de sites en cours de réhabilitation après avoir été détruits ou endommagés lors du dernier conflit.
La nouvelle guerre menée par Israël contre le Liban ne se limite pas au Hezbollah
Par Elia Ayoub, le 11 mars 2026 Je me suis réveillé le matin du 2 mars avec une douzaine de messages de mes amis : des roquettes avaient été tirées depuis le Liban en direction d’Israël. La nouvelle m’a pris par surprise. Jusque-là, je m’étais convaincu que le Hezbollah ne prendrait pas le risque de donner à Israël le prétexte qu’il attendait depuis longtemps pour reprendre son offensive à grande échelle contre le Liban. Mais c’est ce qu’il a fait, et ce qui s’est passé depuis était à la fois tout à fait prévisible et pire que ce que j’avais osé imaginer.
« Ma ferme est sur le chemin des tanks israéliens » : au Liban, les agriculteurs pris au piège
Beyrouth (Liban), correspondance Face à la nouvelle invasion israélienne au Liban, un grand nombre d’agriculteurs et de bergers se retrouve, une fois de plus, pris au piège. Ils doivent affronter le danger, ou fuir leurs terres ancestrales face au danger, quitte à ne plus jamais les revoir.
De Gaza au Liban et à l’Iran : la normalisation des atrocités
Par Walid Al Houri Le monde assiste impuissant à l’érosion délibérée du droit international. Nous n’avons pas cessé, ces deux dernières années, alors que le génocide de Gaza se déroulait en direct sous les yeux du monde entier, de tirer le signal d’alarme. Cela fait des décennies, que nous documentons l’hypocrisie qui sous-tend le droit international et l’indignation sélective qui caractérise les réactions internationales aux conflits, un double standard qui contribue à les alimenter.
Liban : Israël a illégalement utilisé des munitions au phosphore blanc
(Beyrouth) – L'armée israélienne a utilisé illégalement des munitions au phosphore blanc lors de tirs d’artillerie au-dessus d’habitations le 3 mars dans la ville de Yohmor, dans le sud du Liban, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch.
La nouvelle occupation israélienne du Sud-Liban
par Ryan Tfaily La guerre israélienne contre le Hezbollah et la société libanaise à l’automne 2024 a laissé place à ce qui s’apparente de plus en plus à une occupation du sud du territoire libanais par Israël. Officieuse, s’appuyant sur des dispositifs à la fois anciens et inédits, cette occupation d’un genre nouveau s’installe dans la durée et normalise un état de guerre permanent. L’analyse de ce modèle de contrôle territorial et social appliqué au Liban aide à mieux rendre compte du projet expansionniste israélien dans la région.
« Les herbicides sont une arme » : Israël bombarde le Liban et la Syrie avec du glyphosate
Par Philippe Pernot L’armée israélienne a procédé à des épandages d’herbicide début février sur ses frontières avec le Liban et la Syrie. Ces tactiques suscitent l’indignation et interrogent : jusqu’où ira Tsahal dans son « écocide » ? 50 ans après la guerre du Vietnam, l’agent orange a trouvé un successeur : le glyphosate. L’armée israélienne a répandu ce puissant herbicide, interdit dans plusieurs pays pour ses effets cancérigènes, le long de ses frontières avec le Liban et la Syrie dimanche 1er février.
Sud-Liban. La guerre israélienne contre l’environnement
Outre les pertes humaines et matérielles, les bombardements israéliens incessants sur le sud du Liban provoquent un désastre écologique qui aggrave la pénurie d’eau et l’insécurité alimentaire des populations locales.