La guerre par les flammes : Israël brûle forêts et vergers au Sud-Liban
En plein cessez-le-feu, l’armée israélienne continue de bombarder le Liban, menaçant les écosystèmes d’un effondrement irréversible. Pompiers et experts dénoncent le crime d’écocide de l’État hébreu, qui provoque délibérément ces incendies.
L’écocide à Gaza a fini par toucher la Palestine de 48
Le pouvoir israélien ne peut pas protéger ses citoyens des conséquences de l’écocide qu’il a provoqué dans la bande de Gaza. Au début du mois, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et des représentants du « Conseil pour la paix » ont convenu de mettre en place un groupe de travail sur l’assainissement et la santé publique concernant à la fois Israël [Palestine de 48] et Gaza. La composition de ce groupe et les détails de son fonctionnement n’ont pas encore été rendus publics.
Les Israéliens assèchent et détruisent les terres agricoles en Cisjordanie
Depuis des mois, les agriculteurs palestiniens du nord de la Cisjordanie voient leurs conduites d’eau coupées et leurs puits marqués pour être démolis, dans le cadre de l’étranglement progressif de l’agriculture palestinienne mené par Israël. Comme le confient ces agriculteurs à Mondoweiss, « il n’y a pas de lendemain » pour eux. L’agriculture dans le nord de la Cisjordanie pourrait être sur le point de disparaître sous le poids des confiscations de terres par Israël et de la destruction des puits. La région d’Atouf, située dans le gouvernorat de Tubas, au nord-est de la Cisjordanie, et connue depuis longtemps comme le « grenier » de la région, a été la cible d’attaques menées par des colons contre ses canalisations d’eau.
Dans le sud du Liban, les oliviers au cœur de la guerre avec Israël : «En perdre un, c’est perdre une part de notre histoire, de notre identité»
Dans le sud du Liban, l’armée israélienne empêche des habitant·es d’accéder à leurs terres, et est accusée de brûler, détruire et arracher des oliveraies. Au-delà des pertes agricoles, c’est tout un lien à la terre, transmis de génération en génération, qui est fragilisé. Les oliviers, par centaines, défilent au travers des vitres de la voiture à mesure que nous approchons du village frontalier de Halta, au Liban. Leurs silhouettes noueuses ponctuent ce paysage bucolique. Ici, ces arbres, symboles de paix et de vie, sont pris dans le tourment de la guerre et de la mort.
Cultiver la vie dans les cendres : écologies de survie au Liban-Sud
L’invasion israélienne du Liban-Sud ne détruit pas seulement des vies, des champs et des vergers : elle annihile les habitats et fait tout pour rendre le retour impossible. Parmi celles et ceux qui ont choisi de rester malgré le danger, des femmes s’attachent à cultiver la terre. Reportage exclusif dans les jardins d’un territoire dévasté mais résistant.
Des colons incendient des terres agricoles au sud de Naplouse (Burin)
Des colons ont incendié, ce vendredi matin, des terres agricoles dans le village de Burin, au sud de Naplouse. Selon des sources locales, plusieurs colons ont attaqué des terres agricoles appartenant à des habitants de Burin et y ont mis le feu, provoquant l’incendie de plusieurs oliviers. Les mêmes sources indiquent également que les colons ont empêché les équipes de la Défense civile palestinienne d’accéder aux lieux afin de maîtriser l’incendie.
« C’est une forme de résistance » : il reconstruit le musée d’histoire naturelle de Palestine
Mazen Qumsiyeh est le fondateur du musée d’histoire naturelle de Bethléem, en Cisjordanie. Pour lui, la colonisation de la Palestine et la guerre à Gaza sont aussi une catastrophe environnementale et climatique, qui concerne l’humanité dans son ensemble. ll a classifié la faune et flore sauvage de Palestine, mais aussi étudié les conséquences environnementales de la guerre à Gaza, ou encore la résistance palestinienne historique, tout en bravant les interdictions de voyage pour rencontrer des activistes du monde entier
Israël-Cisjordanie. «L’écologie de la dépossession»: le «sionisme vert» comme instrument du nettoyage ethnique
Fin avril de l’année dernière, des responsables israéliens ont laissé trois notifications informant Bassem Mansour, un agriculteur de la communauté palestinienne de Deir Istiya, dans le nord de la Cisjordanie occupée, que trois de ses parcelles d’agrumes empiétaient sur les limites de Wadi Qana, une réserve naturelle protégée. Ces notifications ordonnaient à Bassem Mansour d’arracher immédiatement ses jeunes arbres, sous peine d’«arrestation, de poursuites judiciaires et de sanctions». Bassem Mansour, comme de nombreux autres agriculteurs palestiniens de la région, a été contraint d’arracher ses jeunes arbres.
Une terre de beauté et de diversité
Par Simon Awad Au fil des siècles, et grâce à sa situation géographique unique au sein du Croissant fertile, la Palestine a longtemps été considérée comme l’un des centres historiques les plus importants, car elle a été le théâtre de l’émergence de la biodiversité agricole et des débuts de la domestication des espèces végétales et animales.
L’éco-sumud, ou la résilience écologique
Les Palestiniens résistent à l’injustice environnementale. Tous les pays de la planète ont été soumis à la colonisation et/ou ont colonisé d’autres pays au cours de leur histoire. Les études postcoloniales regorgent d’exemples illustrant les types de luttes menées par les peuples autochtones.
https://www.antithese.info/articles/rendre-inhabitable-les-nouvelles-logiques-de-la-guerre-au-moyen-orient/
Ce qui se passe au Moyen-Orient dépasse désormais le cadre de la guerre conventionnelle. Ce n'est plus seulement l'ennemi qu'on cherche à vaincre. Ce sont les conditions mêmes de la vie qu'on détruit. Publié le 22 mai par Hicheme Lehmici (publié le 22 mai 2026, antithese.info, article payant)
« Les gardes de nuit » protègent les Palestiniens contre les attaques des colons israéliens
Par Majd Jawad Découvrez le réseau local de volontaires palestiniens qui passent leurs nuits à défendre leurs villages de Cisjordanie contre la violence croissante des colons israéliens. Sous la lune de minuit, au sommet de la montagne qui surplombe le village de Sinjil, les habitants envoient des signaux vers les collines de l’autre côté de la vallée avec des lampes torche.
«Si les Gazaouis reviennent, ils ne sauront pas où se trouve leur maison. Tout ce qu’ils trouveront, c’est du sable»
Par Eyal Weizman La Convention des Nations Unies sur le génocide de 1948 énumère cinq actes qui constituent un génocide lorsqu’ils sont commis avec l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe. Les deux premiers concernent les meurtres de masse et les atteintes graves à l’intégrité physique ou mentale. Les quatrième et cinquième visent à interrompre la continuité biologique d’un groupe. La troisième interdiction, énoncée à l’article II(c), interdit «de soumettre délibérément le groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle». Cela fait référence aux formes indirectes de meurtre, celles qui ne visent pas les corps humains mais l’environnement qui les soutient.
Assassinats dans les oliveraies
En novembre, nous avons reçu le témoignage d’une activiste partie en Cisjordanie pour soutenir le peuple palestinien face à l’oppression israélienne. Elle a participé à la récolte des olives, un moment important et joyeux pour les paysan·nes s’iels ne subissaient pas systématiquement les agressions des colons ou de l’armée d’occupation. Voici son récit.
L’eau en ligne de mire : le dessalement du Golfe, front d’une guerre qui s’étend
The Cradle, 1er avril 2026. – La sécurité hydrique du Golfe persique est aujourd’hui mise à rude épreuve. Les usines de dessalement, piliers du développement, se transforment en cibles militaires stratégiques, menaçant la continuité de la vie urbaine et les flux d’investissement dans toute la région.
Flottille pour Gaza : marin ou électricienne, ils retapent des bateaux pour briser le blocus
À Marseille, dans un hangar, des militants retapent des bateaux d’occasion, avec le soutien des habitants. Objectif : appareiller vers Gaza pour tenter de briser le blocus imposé par Israël. Marins, électriciennes, mécaniciens... Dans un hangar du port de L’Estaque, à Marseille, des bénévoles s’affairent à retaper une vingtaine de bateaux depuis début mars. Le but de la flottille citoyenne Thousand Madleens for Gaza qui part le 4 avril : briser le blocus et apporter des biens de première nécessité aux Palestiniens. Notre reportage sur place, en photos.
Guerre en Iran : la crise sanitaire et environnementale que personne ne veut voir
Pluie noire, air irrespirable, eau contaminée : l’Organisation mondiale de la santé révèle une catastrophe sanitaire silencieuse, bien plus dévastatrice que les bombardements eux-mêmes en Iran. Des nuages de fumée noire envahissent Téhéran. Le ciel s’obscurcit, masquant le soleil du matin. Une pluie noire toxique laisse des résidus opaques sur tout ce qu’elle touche. Voilà les conditions auxquelles les habitants de Téhéran se réveillent depuis le début de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran ce mois-ci, alors que les dépôts pétroliers de la ville ont été bombardés — produisant d’énormes panaches de fumée noire s’élevant au-dessus d’eux. La guerre Iran santé publique est désormais une urgence que le monde ne peut plus ignorer.
Deux semaines de guerre israélo-US contre l’Iran, c’est 5 millions de tonnes de CO₂
Par Al-Mayadeen La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a généré, en seulement deux semaines, des émissions équivalentes à celles de 84 pays, ce qui met en évidence le lourd impact climatique de la guerre moderne. L’impact climatique de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran s’aggrave rapidement : une nouvelle analyse estime que cette guerre a généré, au cours de ses 14 premiers jours, plus d’émissions de gaz à effet de serre que celles produites par 84 pays réunis.
« Vraiment la situation la plus grave » : la guerre au Moyen-Orient pollue les sols et les hommes sur plusieurs générations
Par Julia Méreau Pire que les prix qui flambent, il y a les conséquences des frappes actuellement menées au Moyen-Orient sur les sols et les habitants. Le cocktail chimique lâché par les armes de guerre, les frappes sur les complexes pétroliers, menace directement les conditions de vie de millions d’habitants.
Israël-Cisjordanie. La majorité dite silencieuse d’Israël regarde les Palestiniens de Cisjordanie se faire chasser
Par Amira Hass «Habitants de Beita, nous vous encourageons à commencer à faire vos valises», a déclaré lundi 9 mars l’administrateur du groupe WhatsApp en hébreu «News of the Hills» («Nouvelles des collines»], après avoir expliqué que «Beita n’est qu’un exemple de ce qui se passe lorsque les Juifs décident […] de se comporter comme des propriétaires». Comme à son habitude, il a invoqué Dieu, concluant son prêche par ces mots: «Il n’y a qu’une seule solution: le transfert. Cela se produira bientôt, si Dieu le veut.»