Guerre en Iran : la crise sanitaire et environnementale que personne ne veut voir
Pluie noire, air irrespirable, eau contaminée : l’Organisation mondiale de la santé révèle une catastrophe sanitaire silencieuse, bien plus dévastatrice que les bombardements eux-mêmes en Iran. Des nuages de fumée noire envahissent Téhéran. Le ciel s’obscurcit, masquant le soleil du matin. Une pluie noire toxique laisse des résidus opaques sur tout ce qu’elle touche. Voilà les conditions auxquelles les habitants de Téhéran se réveillent depuis le début de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran ce mois-ci, alors que les dépôts pétroliers de la ville ont été bombardés — produisant d’énormes panaches de fumée noire s’élevant au-dessus d’eux. La guerre Iran santé publique est désormais une urgence que le monde ne peut plus ignorer.
La guerre en Iran risque d’engendrer une pollution « catastrophique »
Beyrouth (Liban), « correspondance Des bombardements étasuniens et israéliens ont visé des raffineries en Iran, qui a répliqué en attaquant des sites et navires pétroliers dans le Golfe. Des experts dénoncent un grave danger pour la santé et l’environnement. Plongée dans la nuit en plein jour, Téhéran s’est retrouvée sous une pluie noire et acide, dimanche 8 mars, après des bombardements israéliens sur trente sites pétroliers de la capitale iranienne, dont quatre dépôts majeurs et une raffinerie. Habitants, photographes et correspondants de presse y décrivaient des scènes « apocalyptiques », alors que d’épais nuages de fumée couvraient l’horizon, et que 400 frappes aériennes s’abattaient sur leurs têtes en une journée.