Le 08/09/2025 0
Dans Témoignages, tribunes
Je suis Gaza. Mon nom n’a pas besoin de bulletin d’information : il est écrit sur les murs effondrés, gravé dans les corps d’enfants, suspendu aux cris des mères et inscrit dans le sang des martyrs. Depuis vingt-trois mois, j’ai été conduite au massacre, écrasée sous le fer et le feu, puis je renais de mes cendres pour rédiger mon testament — non par reddition, mais parce que je sais que je resterai vivante dans les mots, tant que mon nom sera sur toutes les lèvres et dans toutes les langues, et tant que mon sang, qui n’a pas séché, coulera dans la mémoire de la terre.
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